Mémoire et D-Day

  • Mulberry B d’Arromanches

    Mulberry B d’Arromanches

    Au centre de l’immense dispositif de l’opération Overlord, la plage de Gold Beach est avec Sword Beach, le terrain d’action des troupes britanniques : notamment la cinquantième division d’infanterie qui se lance à l’assaut des forteresses et blockhaus allemands.

    L’épisode de Gold Beach, est une prouesse technique unique dans un tel contexte. Sur Arromanches, entre bombardements, mitraillages et volonté de vaincre, des hommes ont réussi à créer de toute pièce un port artificiel, le Mulberry B, qui va permette de faire débarquer plusieurs milliers de soldats, des tonnes de matériels et poursuivre la pénétration indispensable sur les côtes et l’intérieur de la Normandie.

    Prendre Bayeux, enlever Arromanches

    Située sur les communes d’Asnelles et Ver-Sur-Mer, 25 000 hommes s’apprêtent à débarquer en ce matin du 6 juin. Les opérations sont confiées aux britanniques (comme à Sword). Le 30e Corps d’armée Britannique (Général Bucknell), la 69ème brigade et la 50ème division d’infanterie ont la charge d’investir la plage puis de foncer sur Bayeux, tout proche.

    Gold est en fait assez facilement conquis. Les objectifs sont pratiquement remplis malgré une contre-attaque ennemie en fin d’après-midi. On déplorera à la fin des opérations, la perte de 410 hommes. Les pertes allemandes sont inconnues.

    Gold Beach et Juno Beach avaient un objectif conjoint. Prendre Bayeux, barrer l’axe routier principal Bayeux-Caen (RN 13), effectuer la jonction avec les canadiens de Juno et les américains à Port-en-Bessin à l’ouest.

    Les ports artificiels Mulberry, prouesses techniques du Débarquement en Normandie

    Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie, ouvrant un nouveau front contre l’Allemagne nazie. Mais pour assurer le succès de cette gigantesque opération amphibie, il fallait trouver une solution au problème crucial du ravitaillement des troupes. Les grands ports normands, comme Cherbourg ou Le Havre, étaient trop loin des plages du débarquement et trop bien défendus par les Allemands.

    La genèse des ports artificiels

    Suite à l’échec du raid sur Dieppe en 1942, les Alliés avaient compris qu’il serait impossible de s’emparer rapidement d’un port en eau profonde. Des solutions alternatives devaient être trouvées pour débarquer hommes et matériels.

    Sous l’impulsion de Winston Churchill et du vice-amiral John Hughes-Hallett, un projet fou émerge alors : construire des ports artificiels, transportables, qui pourraient être remorqués puis assemblés au large des plages du débarquement. Le nom de code « Mulberry » est choisi pour ce projet top secret. Deux ports doivent être construits :

    • Mulberry A : destiné aux Américains, au large d’Omaha Beach
    • Mulberry B : destiné aux Britanniques, au large de Gold Beach à Arromanches

    La conception et la construction des différents éléments sont lancées début 1943 dans les chantiers navals britanniques, dans le plus grand secret. Au total, ce sont plus de 40 000 ouvriers, 300 entreprises mis à contribution et 600 000 tonnes de béton, 30 000 tonnes d’acier et 1 million de mètres cubes de bois qui seront nécessaires !

    Le port artificiel Mulberry B d’Arromanches

    Le port Mulberry B est installé au large d’Arromanches, sur le secteur Gold Beach destiné aux troupes britanniques et du Commonwealth. Dès le 6 juin au soir, des navires sont volontairement coulés pour former une digue. Dans les jours suivants, à 1,5 km des côtes, plus d’une centaine de caissons en béton de 3000 à 6000 tonnes, appelés Phoenix, serviront de brise-lames et de digues sur 8 km de long. Protégées de la houle, ces plates-formes flottantes en acier, coulissant sur des pilotis seront mises en place.

    Reconstitution en images de synthèse du port d’Arromanches en 1944

    Le 18 juin, seulement 12 jours après le débarquement, le port est opérationnel malgré la tempête !

    Il s’agit d’une prouesse technique et logistique exceptionnelle pour l’époque et dans les conditions de difficultés extrêmes, au mépris des plus grands dangers.

    Mulberry B, un port gigantesque

    Le port Mulberry B d’Arromanches était un ouvrage titanesque :

    • Longueur : 2 km
    • Largeur : 400 m
    • Profondeur : 6 m
    • Capacité : débarquement de 9000 tonnes de fret par jour

    Il était protégé par des digues formées de 115 caissons Phoenix en béton de 5000 à 6000 tonnes chacun. L’intérieur du port était équipé de quais flottants et de 5 jetées reliées à la côte par des routes flottantes.Grâce à ce port artificiel, et malgré les intempéries, les Alliés ont pu débarquer 2,5 millions d’hommes, 500 000 véhicules et 4 millions de tonnes de matériel entre juin et novembre 1944 !

    En 12 jours, le port artificiel d’Arromanches sera opérationnel. Il permettra de débarquer environ 500 000 véhicules et de 3 à 4 millions de tonnes de matériel.

    L’existence d’une telle structure permettra aux Alliés de ne pas se focaliser sur la prise d’un port dans les semaines suivant le débarquement, contrairement à ce que les allemands croyaient.

    La tempête de juin 1944

    Du 19 au 22 juin 1944, une violente tempête s’abat sur la Manche, détruisant presqu’entièrement le port Mulberry A américain. Heureusement, Mulberry B est moins endommagé et continue à fonctionner à plein régime tout l’été 1944. Le port artificiel d’Arromanches sera finalement utilisé pendant 10 mois, bien au-delà de sa durée de vie prévue de 3 mois.

    Le Mulberry B d’Arromanches est un exemple remarquable d’ingénierie en temps de guerre, illustrant l’innovation, la planification stratégique et l’exécution efficace. Sa construction et son utilisation ont non seulement prouvé la faisabilité des ports artificiels mais ont également joué un rôle déterminant dans le succès des opérations alliées en Europe.

    Le Mulberry B reste un témoignage de l’ingéniosité humaine face à l’adversité, et son histoire continue d’inspirer par son audace et son ingéniosité.

    Vestiges du port artificiel à Arromanches

    Aujourd’hui, de nombreux vestiges du port Mulberry sont encore visibles sur les plages d’Arromanches.

    Port artificiel d'Arromanches Mulberry B
    Port artificiel d’Arromanches Mulberry B

    Les caissons Phoenix, digues et routes immergées sont apparents à marée basse. Sur la plage, une jetée et des éléments de pontons témoignent de ce prodigieux ouvrage du génie militaire. Ces vestiges ont été classés Monument Historique en 1994.

    Musées et lieux de mémoire

    Musée du Débarquement d’Arromanches

    Pour commémorer ce haut lieu de la Seconde Guerre Mondiale, le Musée du Débarquement a été créé à Arromanches. Inauguré en 1954, il retrace l’histoire du port artificiel à travers maquettes, diaporamas, films d’archives et objets d’époque. La scénographie a été entièrement rénovée début 2023.

    Le musée accueille chaque année 200 000 visiteurs venus du monde entier. Chaque 6 juin, Arromanches commémore le Débarquement de Normandie. La ville est fière de son passé et met en valeur ce patrimoine historique exceptionnel. Outre le musée et les vestiges, on peut également voir un autre vestige du Débarquement à Arromanches : un canon allemand de marine de 280 mm, offert à la ville par la Royal Navy en 1975.

    La Batterie de Longues-Sur-Mer

    À 5 km à l’ouest, d’Arromanches-les-Bains, vous pouvez visitez la batterie allemande de Longues-Sur-Mer.

    La pointe du Hoc

    A 10 km à l’ouest d’Arromanches se trouve la Pointe du Hoc, célèbre pour l’assaut des Rangers le 6 juin 1944. Le site, classé, présente un paysage lunaire avec ses casemates et ses cratères de bombes. Un lieu historique impressionnant.

    Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer

    A 18 km à l’est d’Arromanches s’étend le célèbre cimetière américain de Colleville-sur-Mer, avec ses 9387 croix blanches parfaitement alignées face à la mer. Un lieu de recueillement incontournable.

    Arromanches 360°

    Le petit port d’Arromanches a conservé toutes les caractéristiques architecturales d’une station balnéaire du 19ème siècle : hôtels cossus, villas Belle Époque, casino, thalasso…

    Pour avoir une vue imprenable sur le village et la baie, rendez-vous au cinéma circulaire Arromanches 360°. Installé au sommet de la falaise, ce cinéma propose un film consacré à la Bataille de Normandie. Arromanches et les sites du Débarquement enrichissent nos séminaires en Normandie d’une dimension historique unique.

    Pour aller plus loin : excursions D-Day pour vos groupes.

  • Les Batteries du Mont Canisy

    Les Batteries du Mont Canisy

    Le Mont Canisy est un site incontournable pour les passionnés d’histoire et les amateurs de beaux paysages. Surplombant la mer depuis ses 110 mètres d’altitude, ce mont offre une vue imprenable sur la côte normande.

    Il est situé sur la commune de Benerville-sur-Mer et surplombe également Blonville-sur-Mer, à l’ouest de Deauville et s’étend sur une superficie de 27 hectares.

    Ouvrages militaires du Mur de l’Atlantique

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, ce fut un élément clé du Mur de l’Atlantique, cette ligne de défense construite par l’armée allemande pour protéger les côtes européennes contre une invasion alliée.

    Entre 1942 et 1944, les batteries du Mont Canisy ont été utilisées pour bombarder les navires ennemis et surveiller la Baie de Seine. Elles étaient pointées sur le port du Havre et n’ont pas été très utiles pendant le débarquement car très vite neutralisées par les alliés.

    Parmi les vestiges encore visibles aujourd’hui, on compte plusieurs casemates et encuvements pour canons, des abris pour les troupes, ainsi que des tunnels souterrains.

    Les batteries étaient équipées de canons de 150 mm, dont la direction de tir était contrôlée depuis un poste de commandement situé sur les hauteurs du mont.

    L’ouvrage souterrain des Batteries du Mont Canisy

    L’ouvrage souterrain, avec ses 250 m de tunnel, 25 alvéoles de casernement, six escaliers permettant l’accès en surface, 25 soutes à munitions… est la partie la plus attractive des batteries du mont Canisy. Situé à 15 m sous terre, c’est un ouvrage unique sur plus de 150 km de côtes Normandes !

    Visite du mont Canisy

    Les visites guidées de ce patrimoine historique sont assurées par une association liée au Conservatoire du Littoral et permettent de découvrir les secrets de cette impressionnante installation militaire, tout en profitant d’un cadre naturel préservé.

    Tout au long de l’année sont organisés, des événements et animations pour mettre en valeur ce site historique et naturel exceptionnel comme : les commémorations du 6 juin 1944, Les journées du patrimoine ou encore des conférences sur l’histoire militaire de la Normandie.

    Géographie, faune et flore du mont Canisy

    Le Mont Canisy et ses 110 m de haut et 27 hectares, délimite par ses falaises marneuses et calcaires, un cap entre le marais maritime de Villers-Blonville, à l’ouest et la vallée de la Touques, à l’est.

    Son sommet est constituée d’un ancien récif de corail qui s’est formé sur les hauts fonds d’une mer tropicale au jurassique supérieur il y a environ 150 millions d’années. Sur ces calcaires, les sols sont très peu épais et surtout très drainants.

    Orchis de Fuchs – une orchidée sauvage du mont Canisy

    Sur le Mont Canisy réside 3 milieux différents : les pelouses calcicoles, les fourrés et fruticées et le bois calcicole.

    Rossignol philomèle et coronelle lisse…

    Le Rossignol philomèle, Locustelle tachetée et l’Hypolais polyglotte ont été inventoriées sur le Mont Canisy. Ce sont trois espèces protégées en Normandie

    On trouve une couleuvre protégée en France : une espèce qui vit dans les endroits secs et broussailleux, la Coronelle lisse.

    Le site favorise aussi la présence de chauves-souris grâce aux lieux d’hibernation présents : ouvrages militaires et grottes naturelles.

    Orchidées sauvages, centaurées laineuses…

    La colline du mont Canisy offre aux amoureux de la nature la possibilité au printemps et au début de l’été, de faire l’une des plus belles balades botaniques de la région aux alentours de Deauville et de découvrir ses orchidées.

    On peut observer plusieurs espèces protégées de fleurs : le Dompte-venin, la Gentiane d’Allemagne, l’Épiaire ainsi que la Raiponce orbiculaire et la Centaurée laineuse.

    On peut surtout admirer une importante population d’orchidées sauvages telles l’Orchis grenouille protégée en Normandie, l’Ophrys araignée, l’Orchis bouffon, l’Orchis de Fuchs, l’Ophrys mouche…

    La visite des Batteries du mont Canisy est une expérience beaucoup moins connue que les Plages du Débarquement, pour les amoureux d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi un site naturel préservé de 27 hectares.

    Lors de votre séminaire à Deauville, n’hésitez pas à faire découvrir à vos équipes ces vestiges du patrimoine normand.

    Pour aller plus loin : team building à Deauville.

  • Omaha Beach, Plage du Débarquement

    Omaha Beach, Plage du Débarquement

    Sur les cinq Plages du Débarquement, la tragédie porte le nom de Omaha Beach, une longue plage, près du village de Colleville-sur-Mer. Au matin du 6 juin 1944, des américains ont débarqué sur cette plage pour découvrir les portes de l’Enfer. Ils ont gravé sur le Panthéon de la folie des hommes, le récit d’une des plus violentes batailles de la Deuxième Guerre Mondiale, en conservant la trace sous le nom d’Omaha la sanglante, désormais lieu de mémoire.

    Avant votre visite privée de Omaha Beach, en véhicules militaire d’époque, lors de votre séminaire en Normandie, vous trouverez ici un peu d’histoire et les lieux à voir et à visiter.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement

    Au petit matin du 6 juin 44

    5 h 20 • Les premières barges quittent leurs navires d’attaches. La mer est déchainée. Ballottés par des vagues d’une extrême violence, de jeunes hommes vomissent pendant que d’autres se regardent sans parler, se souhaitant bonne chance le temps d’un clin d’œil furtif entre copains. La barge est pleine à craquer. Le journaliste Robert Capa est présent pour témoigner.

    Une barge de débarquement provenant de l’USS Samuel Chase, déverse les troupes de la 1ère division d’infanterie américaine. Il faudra plus d’une heure de navigation pour atteindre la plage d’Omaha et rester hors de portée des canons ennemis, des mitrailleuses qui vont décimés des dizaines de gars pourtant entrainés et résolus.

    5 h 35 • Les premières mises à l’eau des chars amphibies sont engagées. Ils doivent soutenir l’infanterie et le génie lors de la première vague d’assaut.

    Comme pour tous les assauts sur les autres Plages du Débarquement, le dispositif a été très étudié. Sous les ordres du général Bradley et du major-général Huebner, la mission des troupes américaines est d’établir une tête de pont allant de Port-en-Bessin à la rivière la Vire, puis foncer sur Saint-Lô.

    Ces troupes devront très tôt pouvoir faire la jonction avec les Rangers débarqués à la Pointe du Hoc. Là-bas, l’ennemi a subi dès l’aube, un pilonnage intensif, sensé faciliter la progression des Rangers, c’est-à-dire l’assaut d’une falaise de cinquante mètres.

    Sauf que, rien ou presque ne se passe pas comme prévu et les américains frôlent la catastrophe.

    Le régiment de la 29ème division, qui n’avait encore jamais combattu débarque à son tour. A peine ont-ils pris pied, sautant des barges, résistant à l’assaut des vagues furieuses, ces hommes se déploient et courent comme jamais ils n’ont couru de leur vie pour se mettre à l’abri des tirs ennemis.

    5 h 50 •Début d’un terrible bombardement. Les tympans explosent tant le bruit est infernal. Ce bombardement, qui va durer une heure, a pour objectif de détruire les principaux nids ennemis, les Widerstandnester (nids de résistance). Les opérations préliminaires sont difficiles : les conditions météorologiques épouvantables retardent les différentes phases du plan.

    6 h 30 • Fin du bombardement. Une première vague se précipite. Ce sont les équipes du génie qui doivent ouvrir la voie. Derrière eux, plusieurs compagnies d’infanterie, les chars Sherman et 1 500 hommes environ, font face aux défenses ennemies qui entrent en action, les mitrailleuses directement pointés sur ces cibles faciles.

    Les archives filmées retiendront pour toujours, ce GI’s qui foule le sol de France de trois pas : au quatrième il tombe. Aux conditions météo difficile sur Omaha Beach, s’ajoute le courant marin qui fait dériver les barges et les soldats qui s’y trouvent encore.

    Les tirs allemands éclatent, assassins. De nombreuses embarcations sont coulées. Certains hommes s’en sortent indemnes, courent se réfugier là où ils peuvent. D’autres s’écroulent la plage, criblés de balles. Nombreux sont ceux qui ne savent pas nager.

    Les allemands ont en réalité, attendus que la plus grosse masse s’installe pour ouvrir le feu, faire des dégâts, réduire à néant la volonté et les corps américains venus délivrer l’Europe.

    Un officier, fera remarquer qu’il n’y a même pas un trou d’obus pour se mettre à couvert. Les hommes du génie, qui s’activent sur les brèches, luttent contre le temps et un dernier élément perturbant : la marée qui ne tarde pas à monter. Les pertes sont déjà importantes.

    7 h 40 environ • La deuxième vague d’assaut fait son apparition, avec les mêmes infortunes que la première. Les allemands tirent sans discontinuer, luttant pour leur survie.

    Arrivent de nouvelles compagnies d’infanterie ainsi que des Rangers. Les officiers stimulent leurs hommes du mieux qu’ils peuvent sous la mitraille des soldats camouflés dans les Widerstandtnester.

    Les alliés progressent, dans des conditions stupéfiantes, mais progressent, de plus en plus nombreux. Le 5e bataillon de Rangers, avec quelques compagnies d’infanterie, parvient à atteindre un plateau où se trouvent les WN 70 et 68.

    La matinée du 6 juin

    8 h 30 • L’arrêt des débarquements et des vagues d’assaut est décrété. Omaha Beach grouille maintenant d’hommes, de matériels, de chars, véhicules militaires, de caisses diverses. Les Jeeps zigzaguent, se frayant un chemin entre une colonne d’actifs et les morts, allongés sur des dizaines de mètres.

    À l’est, le colonel Taylor, commandant du 16e RCT, parvient à faire passer une partie de ses hommes entre les nids allemands. Il aura ses mots historiques :

    Il n’y a plus que deux genres de soldats sur cette plage, ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir ! Alors bougeons-nous de là. »

    Cette réflexion suffit à elle seule pour décrire la situation et l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir.

    Vers 9 h • La pointe du Hoc

    Un groupe d’hommes commencent à détruire les canons de 155 allemands sur la falaise de La pointe du Hoc. Une fois encore, les photos, les archives témoignent de l’action qu’ils viennent de mener, avec la réussite pour couronnement des heures difficiles pour y parvenir.

    La pointe du Hoc située à égale distance d’Utah Beach et d’Omaha Beach est un promontoire surplombant la mer de 40 m. Elle est coiffée d’une une batterie impressionnante.

    L’assaut est prévu à 6 h 30 pour 225 Rangers sous le commandement du lieutenant-colonel Rudder, participant avec ses hommes à l’attaque. A 7 h, soit une demi-heure après l’assaut initial, les Rangers doivent signaler aux bâtiments de guerre positionnés au large que l’objectif est sous contrôle en tirant une fusée éclairante.

    Pointe du Hoc Ranger Monument
    Pointe du Hoc Ranger Monument

    500 Rangers supplémentaires sont prévus en renfort. La mission ultime est l’escalade de la falaise par les deux côtés, à l’ouest et à l’est, s’emparer des bunkers qui protègent les pièces d’artillerie allemandes et détruire ces dernières.

    L’horaire doit être respecté si on veut recevoir les renforts nécessaires.

    Or, le fort courant fait dériver les barges vers l’est. Bientôt, Rudder réalise que la falaise vers laquelle il se dirige n’est pas la bonne. Il fait faire demi-tour, longeant la côte vers l’ouest.

    Pris sous les tirs d’armes automatiques et de mortiers, les hommes arrivent enfin en vue de leur objectif : il est 7 h. Mais les vigies des bateaux, n’ont pas vu les fusées éclairantes signalant la prise de la falaise. Les renforts destinés à Rudder sont alors dirigés vers la plage d’Omaha, où le débarquement a déjà commencé.

    Les mitrailleuses allemandes crachent leur pluie de feu qui s’abat sur les navires. L’un d’eux, transportant des munitions, explose. La précipitation causée par l’erreur initiale de navigation empêche les Rangers d’escalader la falaise selon le plan établi. Ils se dirigent tous vers le côté est. Ils s’élancent, découvrant une plage de cinq à six mètres de large creusée par les obus de mortiers.

    Enfin, ils grimpent avec les quelques cordes que les Allemands n’ont pas eu le temps de sectionner afin d’accéder au sommet. L’ascension est un calvaire. Un soldat voit son copain touché mortellement et faire une chute de trente mètres. Il continue, échelon après échelon.

    Quelques minutes plus tard, les premiers soldats se dirigent vers les bunkers et découvrent un espace lunaire de cratères et de cadavres d’obus. Les Allemands ont disparu. (les pièces d’artillerie se révèleront avoir été déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et installées 1,3 km en arrière, à l’intérieur des terres.)

    Quelques tireurs isolés résistent en ouvrant le feu.

    Sur les 225 Rangers engagés à la Pointe du Hoc, seuls 90 sont encore en état de se battre et beaucoup sont blessés. Lorsque les plus aptes parviennent au sommet, un combat féroce les attend.

    Après-midi du 6 juin

    12 h 30 • Les Américains ont débarqué près de 19 000 hommes sur Omaha.

    13h • Une compagnie du 16e régiment d’infanterie et des hommes du 116e régiment attaquent le village de Colleville.

    Vers 15 h • Les grenadiers allemands tentent une contre-offensive qui échoue

    Vers 15 h 30 • Le dernier soldat ennemi, se rend.

    17 h 20 • Appel du colonel Talley à l’USS Ancon : « La circulation des véhicules à roues et à chenilles sur l’essentiel de zone sous la ligne des hautes eaux est ouverte. »

    Le bilan d’Omaha beach, c’est 34 000 hommes débarqués et plus 4 700 victimes. C’est une expression : Bloody Omaha (Omaha la sanglante), avec la mer et la plage rouge du sang versé.

    Site américain commémorant les morts de la Seconde Guerre Mondiale : The American Battle Monuments Commission

    À voir & visiter près de Omaha Beach

    Le cimetière américain de Colleville sur Mer, domine Omaha Beach
    Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, domine Omaha Beach

    Le Big Red One Assault Museum à Colleville-sur-Mer est dédié aux premières vagues d’assaut de l’Elite et la Fierté de l’armée américaine : la célèbre Big Red One 1re division d’Infanterie.

    « On peut y admirer la plus grosse collection certifiée d’origine de matériels et uniformes uniques concernant le secteur d’Omaha Beach avec notamment une collection rarissime de casques à insignes d’origine, d’effets personnels ainsi que d’archives photos et écrites à disposition sur demande. »

    Voir aussi

    Pour aller plus loin : team building à Caen sur les plages du Débarquement.

  • Juno Beach, Plage du Débarquement

    Juno Beach, Plage du Débarquement

    Un peu d’histoire avant la visite guidée (privée) de Juno Beach une des 5 Plages du Débarquement, en jeep et véhicules d’époque, accompagnée d’un historien lors de votre séminaire d’entreprise, ou de votre Comité de Direction en Normandie.

    Juno Beach est le nom de code des Alliés pour désigner l’étendue de 10 km de la côte française où doit avoir lieu l’offensive des Forces canadiennes du Jour J.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement

    Au matin du 6 juin 1944, la tempête fait rage, sur les plages de Normandie, cette fois, c’est le tour des canadiens de venir au secours de la liberté de l’Europe.

    Le 6 juin 1944, la 3e division d’infanterie canadienne débarque à Juno Beach

    La tâche des soldats est d’établir une tête de pont entre Courseulles et Saint-Aubin-sur-Mer. Ils doivent ensuite poursuivre en direction de l’aérodrome de Carpiquet, près de Caen. La 3e DIC reçoit pour mission d’occuper la route et le chemin de fer reliant Caen à Bayeux, que doivent prendre plus tard les Britanniques.

    La 2e brigade blindée canadienne (2e BB) est en deuxième vague. Le Corps d’aviation royal canadien, 109 navires et 10 000 marins de la marine royale du Canada et 450 hommes du 1er bataillon canadien de parachutistes prennent part aussi, à l’opération.

    Ils sont faces à des adversaires expérimentés et tenaces. Les effectifs allemands sont constitués de la 716e division d’infanterie et quelques éléments de la 21e Panzerdivision.

    Les bombardements préliminaires devaient détruire et désorganiser les défenses côtières allemandes. Le support blindé doit être assuré par la 2e Brigade blindée canadienne. Ensuite, les plages sécurisées, le plan prévoyait le débarquement de la 9e brigade d’infanterie canadienne, progresser à l’intérieur des terres, et effectuer la jonction avec la 3e division d’infanterie de Sword Beach et les éléments des 7e et 50e brigade de Gold Beach.

    Le débarquement à Juno Beach rencontre une vive résistance allemande

    Les bombardements préliminaires n’ont pas été aussi efficaces qu’attendus. Le mauvais temps contraint la première vague à retarder l’attaque, prévue entre 7h35 et 7h45. Plusieurs compagnies de cette première vague, notamment celles des Royal Winnipeg Rifles et les Queen’s Own Rifles of Canada, subissent des pertes très importantes dès les premières minutes.

    Leurs forces sont pourtant supérieures en nombre et le soutien de l’artillerie navale, des escadrons blindés est appuyé. Il n’en demeure pas moins que les combats sur Juno Beach sont sanglants. Au bout de deux heures de mitraillage et de canonnades ininterrompus, les soldats canadiens réussissent à sécuriser le terrain.

    Les défenses allemandes sont réduites. Ce n’est que vers 8h30 que les  Royal Marines débarquent à leur tour. La 9e brigade foule le sol normand à 11h30.

    Les canadiens finissent par prendre Courseulles-sur-Mer, puis Bernières-sur-Mer est libéré dans l’après-midi. Paradoxalement, malgré les pertes terribles, les soldats à la feuille d’érable pénètrent relativement profondément à l’intérieur des terres, jusqu’à Sainte-Croix et Banville, malgré la farouche opposition des allemands.

    Juno Beach était divisé en deux secteurs appelées Mike et Nan Green. Ces deux secteurs occupés, ils avancent et libèrent de nouveaux villages, tel que Bény-Sur-Mer et Saint-Aubin.

    1944, France, Normandie, Juno Beach, Des POWs allemands sous la garde de soldats canadiens le D-Day
    1944, France, Normandie, Juno Beach, Des POWs allemands sous la garde de soldats canadiens le D-Day

    Pourtant, au soir de ce jour éternel du 6 juin 1944, les Canadiens tiennent de solides positions. Malheureusement les objectifs initiaux ne sont pas atteints. Les Britanniques, associés aux canadiens, n’ont libérés ni Caen ni Bayeux.

    Au soir de cette journée, les comptes sont à faire

    Cette redoutable comptabilité fait état d’environ 2 000 pertes (dont un peu moins de mille le 6 juin), plus de 500 ou 600 morts par noyade. La 3e division canadienne perdra environ 350 hommes.

    Il y aura 570 blessés. Les Queen’s Own Rifles perdront 143 hommes, les Royal Winnipegs : 128, les North Shore : 125, les Regina Rifles : 108. Les forces britanniques qui accompagnent le débarquement à Juno Beach perdent quant à elles, 243 hommes.

    Des 306 barges de débarquement utilisées pour Juno, 90 ont été détruites.

    La contribution canadienne a été remarquable. Ce matin-là, la feuille d’érable est venue sur le sol français, déposer son sacrifice, au nom du droit à vivre libre.

    Visiter à Juno Beach

    Ici le 6 juin 1944 l'héroïsme des forces alliées libère l'Europe. Monument signal qui marque la plage Juno Beach et rend hommage aux alliés qui se sont battus pour libérer l’Europe du joug nazi.
    Ici le 6 juin 1944 l’héroïsme des forces alliées libère l’Europe. Monument qui marque la plage de Juno Beach et rend hommage aux alliés qui se sont battus pour libérer l’Europe du joug nazi.

    Des monuments sont dédiés aux soldats canadiens, à Graye-sur-Mer, Bernières-sur-Mer, Langrunes-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer

    Le Canadian War Cimetery

    A Bény-sur-Mer, où sont enterrés plus de 2 000 hommes.

    Cimetière militaire de Bretteville-sur-Laize

    Inauguré le 6 juin 2003, c’est là que Les Canadiens morts dans les autres opérations de la bataille de Normandie sont enterrés.

    Le Centre Juno Beach

    À Courseulles-sur-Mer, le Centre Juno Beach est l’unique musée canadien sur les Plages du Débarquement. Ouvert en 2003 par un groupe de vétérans et de bénévoles, le musée est un monument et un centre pédagogique destiné à commémorer le rôle des Canadiens dans la Seconde Guerre mondiale.

    Détenu par des intérêts privés, le musée est administré par l’Association du Centre Juno Beach (ACJB), un organisme à but non lucratif qui offre des programmes historiques et pédagogiques au Canada.

    Voir aussi…

    En tant qu’agence de séminaire en Normandie, nous bâtissons des programmes autour de ces lieux de mémoire.

    Pour aller plus loin : excursions D-Day pour vos groupes.

  • Gold Beach, Plage du Débarquement

    Gold Beach, Plage du Débarquement

    Un peu d’histoire avant la visite guidée (privée) de Gold Beach une des 5 Plages du Débarquement, en jeep et véhicules militaire, accompagnée d’un historien lors de votre séminaire d’entreprise en Normandie ou de votre Comité de Direction.

    Au centre du dispositif de l’opération Overlord, la plage de Gold Beach est avec celle de Sword Beach, le terrain d’action des troupes britanniques : notamment la cinquantième division d’infanterie qui se lance à l’assaut des forteresses et blockhaus allemands.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Carte des Plages du Débarquement

    Mais Gold Beach, c’est aussi une légende, une prouesse technique unique dans un tel contexte. Sur Arromanches-les-Bains, entre bombardements, mitraillages et volonté de vaincre, des hommes ont réussi à créer un port artificiel qui va permette après le 6 juin 1944, de faire débarquer plusieurs milliers de soldats, des tonnes de matériels et poursuivre la pénétration indispensable en vue de la victoire.

    Prendre Bayeux, enlever Arromanches

    Située sur les communes d’Asnelles et Ver-Sur-Mer, 25 000 hommes s’apprêtent à débarquer en ce matin du 6 juin. Les opérations sont confiées aux britanniques (comme à Sword). Le 30eme Corps d’armée Britannique (Général Bucknell), la 69ème brigade et la 50ème division d’infanterie ont la charge d’investir la plage puis de foncer sur Bayeux, tout proche.

    Ce débarquement a été précédé d’un raid d’une centaine de bombardiers qui déversent plus de 600 tonnes de bombes pour faire sauter la batterie de Longues-Sur-Mer (4 canons de marine de 150 mm de longue portée).

    Gold Beach est en fait assez facilement conquis. Les objectifs sont pratiquement remplis malgré une contre-attaque ennemie en fin d’après-midi. On déplorera à la fin des opérations, la perte de 410 hommes. Les pertes allemandes sont inconnues.

    Les plages de Gold et Juno avaient un objectif conjoint. Prendre Bayeux, barrer l’axe routier principal Bayeux-Caen (RN 13), effectuer la jonction avec les canadiens de Juno et les américains à Port-en-Bessin à l’ouest.

    Au soir du 6, les Britanniques ont à peu près rempli leurs missions avec la formation d’une tête de pont de 9 km de large et autant en profondeur. Conduites par le Général Graham, les britanniques traversent le bocage normand, ses marais, ses terres infestées de mines et dont la géographie rend difficile la progression des chars.

    Commandos débarquant à Gold Beach à Ver-sur-Mer le 6 juin 1944
    Commandos débarquant à Gold Beach à Ver-sur-Mer le 6 juin 1944

    Les Britanniques butent sur un point fortifié du hameau du Hamel (à l’ouest d’Asnelles) après avoir débarqué sans trop de problèmes au lieu-dit Les Roquettes (à l’est d’Asnelles). Ce point fortifié allemand, épargné par les bombardements préliminaires alliés, va infliger des pertes aux Anglais et la position ne sera prise qu’en milieu d’après-midi après plusieurs assauts et l’appui des blindés.

    À l’opposé (est), devant Ver-sur-Mer, la 69e brigade enlève les défenses allemandes du hameau de la Rivière en milieu de matinée, unique résistance notable. Elle prend ensuite deux batteries situées à Mont-Fleury et Marefontaine, qui avaient été préalablement mises hors de capacité de tir par les bombardements conjoints, aériens et navals.

    L’occupant allemand a quitté la ville. Le 7 juin en fin de matinée, Bayeux sera la première sous-préfecture française libérée. Le 8 juin, Port-en-Bessin est transformé en port pétrolier. Le secteur d’Arromanches-les-Bains, pris en fin d’après-midi, immédiatement à l’ouest de Gold Beach est transformé en port artificiel.

    Les troupes britanniques ont en fin de compte avancé à l’intérieur des terres et sont en vue de la Route Nationale 13. Ils vont faire leur jonction avec les troupes canadiennes débarquées à Juno Beach, ce qui n’est pas le cas avec les américains qui rencontrent des difficultés sur le secteur d’Omaha Beach.

    Un port artificiel pour une prouesse technique

    Face à l’impossibilité de s’emparer d’un grand port dans les premiers jours du débarquement, et parce qu’il n’y a pas de port en eaux profondes dans le secteur, les Alliés décidèrent de créer deux ports artificiels sur les plages acquises.

    • Mulberry A pour les Américains, construit à Omaha Beach.
    • Mulberry B pour les Anglo-Canadiens, construit à Arromanches. Seul ce dernier sera opérationnel.

    Le 19 juin, une forte tempête, inhabituelle en cette saison, détruit Mulberry A et endommage gravement Mulberry B.

    Celui-ci sera plus tard rebaptisé Port Winston, en l’honneur de Winston Churchill, l’un des initiateurs de ce programme. Dans le silence et le secret le plus absolu, des sociétés britanniques vont construire pendant huit mois, des pièces préfabriquées qui seront remorquées jusqu’au large d’Arromanches.

    Port artificiel d'Arromanches Gold Beach une des cinq Plages du Débarquement
    Port artificiel d’Arromanches Gold Beach une des cinq Plages du Débarquement

    Dès le 7 juin 1944, à 1,5 km des côtes, plus d’une centaine de caissons en béton de 3 000 à 6 000 tonnes, appelés Phoenix, ainsi que de vieux navires coulés pour les besoins de la cause serviront de brise-lames et de digues sur 8 km de long. Protégées de la houle, ces plates-formes flottantes en acier, coulissant sur des pilotis seront mises en place.

    En 12 jours, le port artificiel d’Arromanches sera opérationnel, il permettra de débarquer environ 500 000 véhicules et de 3 à 4 millions de tonnes de matériel.

    Il s’agit d’une prouesse technique exceptionnelle pour l’époque et dans les conditions de difficultés extrêmes, au mépris des plus grands dangers. L’existence d’une telle structure permettra aux Alliés de ne pas se focaliser sur la prise d’un port dans les semaines suivant le débarquement contrairement à ce  que les allemands croyaient. Ces deux ports ont joué un rôle important dans la stratégie d’Overlord.

    À visiter / voir autour de Gold Beach

    Musée America Gold Beach

    Musée America Gold Beach à Ver-sur-Mer
    Musée America Gold Beach à Ver-sur-Mer

    2 place Amiral Byrd – 14114  Ver-sur-Mer – La partie Gold Beach retrace la préparation minutieuse du débarquement par les services secrets britanniques et le Jour-J sur Gold Beach, l’assaut victorieux de la 69ème brigade au 6 juin 1944. Maquettes, dioramas, documents photographiques, objets et souvenirs personnels. Durée de la visite : 40min. http://www.goldbeachmusee.fr

    Musée du Débarquement

    Place du 6 Juin, 14117 Arromanches-les-Bains – Musée couvert et en plein air commémorant la bataille et le débarquement de Normandie

    Batterie de Longues-sur-Mer

    la Batterie allemande de Longues sur Mer
    La Batterie allemande de Longues-sur-Mer

    Ouvrage majeur du Mur de l’Atlantique, la batterie de défense côtière allemande de Longues-sur-Mer comprend un poste de commandement de tir et quatre casemates abritant chacune une pièce d’artillerie de 150 mm. Située au cœur du secteur d’assaut allié, au sommet d’une falaise dominant la Manche, elle joua un rôle stratégique lors du Débarquement des forces alliées.

    Voir aussi…

    Les plages du Débarquement constituent un cadre porteur de sens pour un séminaire en Normandie à forte dimension mémorielle.

    Pour aller plus loin : visite privée des plages du Débarquement pour groupes.

  • Sword Beach, Plage du Débarquement

    Sword Beach, Plage du Débarquement

    Avant la visite guidée (privée) des Plages du Débarquement, en jeep et véhicules militaire, accompagnée d’un historien lors de votre séminaire d’entreprise ou de votre Comité de Direction : un peu d’histoire.

    A l’opposé d’UTAH Beach, au matin du 6 juin 1944, une autre vague d’assaut se prépare à fouler le sol normand. Des français qui ont fui, quatre ans auparavant, l’intolérance et l’emprisonnement, refont leurs premiers pas sur le sol natal à Sword Beach une des cinq Plages du Débarquement.

    La plage est baptisée Sword (l’épée)

    Soutenus par les forces anglo-canadiennes, ces français vont participer à la reconquête.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Carte des Plages du Débarquement

    Sword est le secteur le plus à l’est des zones de débarquement, long de 10 km qui va opposer les troupes britanniques, canadiennes et françaises, entre les communes de Ouistreham et Luc-Sur-Mer aux troupes allemandes qui assurent leur défense par :

    • la 716e Infanterie Division
    • la 21e Panzerdivision basée à Caen (composée par 16 000 hommes, 146 chars, plus 50 canons d’assaut)
    • et 4 batteries longue portée sont également à l’affût à Merville, Riva –Bella, Ouistreham et Colleville.

    Initialement, la 79ème division blindée du général britannique Hobart est chargée de dégager la plage pour les opérations l’infanterie.

    La Plage de Débarquement de Sword s’étend de Langrune à Ouistreham. Les risques d’un assaut puissant, compte tenu des défenses allemandes sont énormes. D’autre part, l’arrière de ce littoral est marécageux. La progression peut devenir pénible. C’est donc sur un front restreint que les combats vont débuter, vers 7h20 environ le matin du 6 juin.

    L’objectif majeur est prendre rapidement Caen

    C’est devant Hermanville (qui sera conquis vers 9 h 30) que débarque la 3e division britannique du général Rennie, avec le soutien des chars. Sur ses ailes, la division est appuyée par les Bérets verts. À l’est, la 1ère brigade, commandée par Lord Lovat, a pour mission de prendre Colleville.

    Celle-ci compte dans ses rangs 177 fusiliers-marins français du lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer, Le commando 4, le commando Kieffer.

    Sword Beach 8 h

    La résistance allemande est contrastée. Les points fortifiés autour du village de Colleville ainsi qu’une contre-attaque lancée par la 21e Panzer en milieu d’après-midi sur la crête de Périers-sur-le-Dan n’arrangent rien.

    Quelques 30 000 hommes prennent position sur les premiers mètres de la plage sous un déluge de feu, au point que les soldats confondront rapidement ce qu’ils croient être de gros nuages noirs avec les impacts des tirs de l’artillerie lancés des bateaux et le travail de l’aviation.

    Côté allemand, 2 unités de la Wehrmacht sont principalement impliquées : la 716e division d’infanterie chargée des défenses côtières qui n’a jamais connu le combat composée 8000 hommes peu expérimentés.

    Il y a aussi la 21ème division de Panzer avec ses 20 000 hommes aguerris, paradoxalement moins bien équipées malgré leurs 150 chars. Le commandement allemand (Rommel et Von Rundstedt) s’oppose sur les options à prendre.

    Dès 8 h, les combats se déroulent sur terre et Sword Beach est remplie d’hommes et de matériels et de fait les mouvements sont délicats. À 13 h, la liaison est établie sur les bords de l’Orne avec les parachutistes, mais pas encore avec les troupes canadiennes. Vers 16h intervient la seule contre-attaque blindée de la journée.

    Caen ne sera pas libéré ce jour-là, le chef-lieu du Calvados, objectif essentiel, ne sera libéré, en partie que le 9 juillet.

    Le commando Kieffer

    A 7 h 30, le commando Kieffer écrit sa page d’histoire sous la mitraille ennemie. Ce commando a l’honneur de débarquer en premier et sera la seule unité française en action ce jour-là.

    Formation qui dépendait de la 1ère brigade, commandée par Lord Lovat, sa mission était de s’emparer des positions défensives sur Ouistreham, notamment le Casino, que les allemands avaient transformé en forteresse. Durement éprouvés dès leur débarquement, ils finissent par enlever, avec le soutien d’un blindé, ce qui reste du casino de Riva-Bella.

    Ces soldats français n’oublieront jamais qu’ils venaient de perdre 40 camarades sur la plage. Mais sur Riva-Bella, les combats sont terribles et les anglais perdent 200 heures malgré un pilonnage effroyable. À Colleville, le maire du village accueille les alliés, ceint de son écharpe tricolore.

    Pégasus Bridge

    Du nom de la section anglaise qui s’appelait Pégase (le cheval de la mythologie grecque), L’histoire de la prise du pont de Bénouville demeurera à jamais célèbre.

    Il doit ce surnom au commando de la 6th Airborne Division, sous les ordres du major Howard chargé de sa prise dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

    Le piper Bill Millin, débarqué à Sword Beach, a participé à la prise du pont, armé de sa seule cornemuse écossaise. Il franchit le pont jouant entre les tirs allemands et britanniques. La scène est immortalisée dans le film le Jour le plus long (1962)

    Le café Gondrée, situé à 20 m du Pegasus Bridge aurait été la première maison de France continentale à avoir été libérée. Ce café est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1987.

    Le soldat Bill Millin et sa cornemuse à Sword Beach
    Le soldat Bill Millin et sa cornemuse à Sword Beach

    Que visiter à Sword Beach ?

    Musée du N°4 commando Franco-Britannique

    Musée consacré aux forces Franco-Britannique et la prise du casino à Ouistreham

    Cimetière militaire Britannique

    Cimetière militaire et mémorial – Hermanville-sur-Mer
    Cimetière militaire et mémorial – Hermanville-sur-Mer

    Cimetière militaire et mémorial – Hermanville-sur-Mer
    Dans ce cimetière sont enterrés 1 005 soldats alliés parmi lesquels 986 britanniques, 13 canadiens, 3 australiens et 3 français.

    Musée Mémorial Pegasus

    Musées de la Seconde Guerre mondiale. Entre Caen et la mer, le Mémorial Pegasus retrace l’arrivée des Alliés en Normandie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

    Colleville-Montgomery

    On trouve sur le front de mer deux monuments érigés, l’un est dédié à l’action du 1er bataillon de fusiliers marins commandos du commandant Kieffer, sur la digue, dos à la mer et un autre à Bill Millin, représenté jouant de la cornemuse au moment du débarquement.

    Monuments dédié à l'action du 1er bataillon de fusiliers marins commandos du commandant Kieffer
    Monuments dédié à l’action du 1er bataillon de fusiliers marins commandos du commandant Kieffer.

    Site fortifié Hillman

    Situé à la sortie sud de la commune vers Biéville – Beuville, ce site de 24 ha et 18 casemates et ouvrages souterrains, a été construit par les allemands entre 1942 et 1944.

    La Batterie de Merville

    Place du 9ème bataillon 14180 – Merville – Franceville

    La Batterie de Merville
    La Batterie de Merville

    Cette batterie Allemande a été un point stratégique du débarquement allié. Les canons d’une portée de 20 km pouvaient déjouer les plans du D-Day ! L’opération Overlord dépendait donc de la destruction de cette batterie et un objectif prioritaire pour le commandement allié.

    Le café Gondrée

    Café Gondrée
    Le café Gondrée

    Café situé près du Pégasus Bridge à Benouville-Ranville et première maison à être libérée par les britanniques et les français.

    Voir aussi…

    Pour aller plus loin : excursions D-Day pour vos groupes.

  • Utah Beach, Plage du Débarquement

    Utah Beach, Plage du Débarquement

    Avant la visite guidée (privée) de Utah Beach une des Plages du Débarquement, en jeep et véhicules militaire, accompagnée d’un historien, lors de votre séminaire d’entreprise ou de votre Comité de Direction en Normandie, voici un peu d’histoire.

    Dans l’histoire de France et de la Normandie, il est des lieux qui marquent les mémoires : Omaha, Sword, Juno, Gold et Utah Beach. Ces plages le long de la Manche ont été le théâtre de la plus grande entreprise amphibie de tous les temps.

    Ce sont les plages de la liberté, celles du Débarquement de Normandie, l’opération Overlord du 6 juin 1944.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Carte des Plages du Débarquement

    Des milliers de jeunes américains, canadiens, anglais et néo-zélandais, ont sauté de leurs barges sur les longues bandes de sable hérissées, par les défenses allemandes, de barbelés et d’innombrables dispositifs meurtriers, pour se lancer à l’assaut des falaises, des canons et mitrailleuses.

    L’opération à Utah Beach à été rajoutée par Eisenhower, quelques mois avant le Débarquement, avec pour mission de libérer le port en eau profonde de Cherbourg.

    Plage la plus à l’ouest des zones du Débarquement allié et la seule située sur la côte du Cotentin, Utah Beach s’étale sur 5 km, avec une zone d’assaut principal à hauteur du bourg de Varreville.

    Plage du débarquement Utah Beach
    Plage du débarquement Utah Beach

    Tout commence à 3 h du matin, par une opération aéroportée, coûteuse en vies humaines sur Sainte-Mère l‘Eglise afin de contrôler les routes ceinturées de marais. L’assaut se produit le matin, vers 6 h, horaire de la marée la plus basse.

    Les Alliés choisissent ce moment car les défenses allemandes des plages sont bien visibles. Les soldats du génie dégagent des brèches afin de faire débarquer les renforts au profit des premières vagues d’assaut.

    C’est la 7ème armée du Major General J. Lawton Collins qui va se lancer à l’assaut d’Utah Beach le Jour J. Cette armée se compose des 8ème, 22ème et 12ème régiments d’infanterie de la 4ème division d’infanterie américaine.

    Ces unités sont chargées de s’emparer de la plage, d’y établir une solide tête de pont et d’effectuer, dans un premier temps, la jonction avec les troupes parachutistes des 82ème et 101ème divisions aéroportées.

    Une erreur de navigation contraint d’autres vagues d’assaut à prendre pied à environ 2 km au sud de l’endroit prévu. Une erreur heureuse pour les Alliés puisque les défenses allemandes sont ici, plus vulnérables, ce qui permet aux américains de neutraliser rapidement le secteur.

    La 709ème division d’infanterie allemande située dans les terres, tente désespérément de stopper cette progression. Mais les tirs guidés des navires alliés font un travail exceptionnel. La plage est aux mains des Alliés assez rapidement.

    Batterie allemande à Utah Beach
    Batterie allemande à Utah Beach

    La marée qui se retire, découvre les défenses des plages que les unités du génie commencent à éliminer 1 heure à peine après le début du débarquement. La voie est ouverte aux véhicules afin d’ouvrir des pistes au débarquement des matériels et véhicules lourds.

    Les chars peuvent entreprendre leur progression à l’intérieur des terres. La jonction des troupes débarquées et des parachutistes se fera dès le début de l’après-midi.

    Le bilan effectué à la fin de la journée du 6 juin 1944 à Utah Beach, fait état de 1 700 véhicules et près de 23 250 soldats américains débarqués. On dénombre 197 tués et 60 disparus.

    Que visiter à Utah Beach ?

    Musée de Utah Beach

    Musée de Utah Beach
    Musée de Utah Beach

    Construit à l’endroit où les troupes américaines ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie, le Musée de Utah Beach raconte en 10 séquences les évènements du jour J, depuis sa préparation jusqu’à son aboutissement et son succès.

    Grace à ce parcours chronologique complet, plongez dans l’Histoire du Débarquement et découvrez une collection riche en objets, véhicules, matériels et témoignages.

    Lien vers le site du Musée de Utah Beach

    Musée Airborne

    Ce musée de légende est un hymne à l’extraordinaire épopée des parachutistes américains des 82ème et 101ème divisions aéroportées. Le Centre de Conférences compléte l’offre du musée par la création d’un espace entièrement modulable, pour vos séminaires en Normandie, pouvant accueillir soit un centre de conférence soit un cinéma et une salle d’exposition temporaire.

    Cet espace a été inauguré en mai 2016. Une grande salle de cinéma de plus de 110 m2 équipée de 120 fauteuils. Une salle de travail pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes en fonction de l’aménagement de la salle.

    • Configuration en U : environ 17 personnes
    • Théâtre : env 60 personnes
    • Salle de classe : environ 30 personnes

    Lien vers le site du Musée Airborne à Sainte-Mère Eglise (Manche)

    Le Normandy Victory Museum est un nouveau (mai 2017) centre historique consacré aux évènements de l’été 1944 dans le bocage manchois.

    Normandy Victory Museum

    Il est situé sur la commune de Catz, dans le département de la Manche. À proximité immédiate des plages de débarquement d’Omaha et d’Utah, Le Normandy Victory Museum se trouve à 30 minutes du cimetière américain de Colleville-sur-Mer.

    Le Normandy Victory Museum

    Le NVM est édifié sur le site de l’aérodrome de campagne A-10, construit en juin 1944 par les Américains pour permettre à leurs chasseurs-bombardiers P-47 et P-38 d’appuyer au plus près la progression de leurs forces terrestres.

    Lien vers le site du Normandy Victory Museum

    La batterie d’Azeville

    La batterie d’Azeville est l’une des premières constructions du Mur de l’Atlantique en France. Pourvue de quatre puissantes casemates équipées de canons Schneider, elle couvrait le littoral manchois depuis l’intérieur des terres. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, la batterie entre en action contre le débarquement américain d’Utah Beach…

    Lien vers le site de la batterie d’Azeville

    La batterie d’Azeville
    La batterie d’Azeville

    Aujourd’hui, la batterie et ses souterrains se visitent (explications détaillées sur l’architecture des blockhaus, le déroulement de la bataille, la vie quotidienne des 170 servants de la batterie et leur relations avec les habitants du village).

    Voir aussi…

    Pour aller plus loin : le D-Day autrement, en groupe.

  • Les Plages du Débarquement & Caen

    Les Plages du Débarquement & Caen

    Les plages du débarquement vous emmènent à la rencontre de l’Histoire mondiale et de l’un des événements les plus importants du XXème siècle. Là, des hommes de toutes conditions se sont battus les uns aux côtés des autres et se sont surpassés pour atteindre un objectif commun.

    Un événement historique qui parle forcément aux équipes, et à toute forme de collectifs. Overlord, mur de l’Atlantique, bataille de Normandie, Omaha Beach… autant de noms qui sont ancrés dans notre mémoire collective.

    Les Plages du Débarquement, sites fédérateurs pour vos incentives en Normandie

    Recevoir en Normandie vous guide sur les traces de ces milliers d’hommes, parachutés ou débarqués dans les nuits du 5 et du 6 juin 1944. Suivez les traces de ces soldats qui, après quatre années d’occupation allemande, redonnèrent l’espoir puis la liberté aux Normands, aux Français et autres citoyens européens…

    Les Plages du Débarquement sont des destinations parfaites pour tous les passionnés d’histoire, mais pas seulement !

    Il s’agit avant tout de sites historiques qui parlent à l’inconscient de chacun, qui relient les hommes dans une même histoire universelle.

    Ces lieux consensuels véhiculent des valeurs de courage et de dépassement de soi et sont, en effet, le cadre idéal pour organiser un séminaire en Normandie.

    Des sites historiques

    • Sainte-Mère-Eglise (une des premières villes françaises libérées et son célèbre parachutiste John Steele qui resta accroché au clocher de l’église),
    • La pointe du Hoc (Les vestiges de la batterie allemande de 6 canons de 155 mm),
    • Le Centre Juno Beach (Musée consacré au rôle joué par le Canada dans la Seconde Guerre Mondiale),
    • Utah et Omaha Beach, Arromanches (Les ruines du port artificiel construit par les Alliés en moins de 2 semaines),
    • le Cimetière Américain de Saint-Laurent à Colleville (9 386 soldats y reposent) ou Longues sur Mer,
    • et bien entendu le Mémorial de Caen (tout ce qu’il faut connaître sur le débarquement).

    Voir aussi

    Caen, la splendeur de la cité ducale

    Cité ducale fondée par Guillaume le Conquérant au XIème siècle, la ville de Caen a su conserver un cadre de vie particulièrement agréable. Jouissant d’un port de plaisance, d’un remarquable patrimoine historique ainsi que de nombreux parcs et jardins, Caen est la digne capitale de la Basse-Normandie.

    Abbayes, châteaux, hôtels particuliers, universités et autres académies témoignent du développement de la cité au fil des siècles, y compris après les terribles bombardements de 1944.

    Aujourd’hui, l’âme de la ville, enrichie de ses 1 000 ans d’histoire, se niche dans les quartiers anciens du centre ville et se dévoile à ceux qui prennent le temps de s’y arrêter.

    Petites rues aux commerces animés, port de plaisance et hippodrome en plein cœur de ville, nombreux espaces verts et fleuris sont prêts à accueillir vos séminaires à Caen.

    L'abbaye d'Ardenne à Caen | © RECEVOIR en NORMANDIE
    L’abbaye d’Ardenne à Caen | © RECEVOIR en NORMANDIE
    Château de Guillaume le Conquérant à Caen
    Château de Guillaume le Conquérant à Caen | © DR

    Visitez le site internet de Recevoir en Normandie dédié aux séminaires à Caen

    Pour aller plus loin : D-Day Games, team building mémoriel.